Publié le 09/10/2019 à 13:16

Concours de Genève: une édition résolument contemporaine

«La nouveauté est que nous laissons beaucoup de possibilités d’expression aux candidats du Concours de percussion. Je pense bien sûr à l’électronique et à la vidéo. Cela nous permet d’être en phase avec le monde de la création actuelle»

 

Le 74e Concours de Genève se déroule du 8 au 21 novembre 2019. Les percussions et la composition sont au programme de cette édition, avec une finale du concours de composition le 8 novembre au Studio Ernest Ansermet, et une finale du concours de percussion le 21 novembre au Victoria Hall. Cette édition renforce la modernité d’un concours en phase avec les univers contemporains. Ceci par la nature même de la compétition de composition organisée tous les deux ans, mais aussi par un concours de percussion ouvert sur les accompagnements électroniques et pour la première fois sur la vidéo. Proposé dans le cadre du concours, un concert du président du jury Philippe Spiesser, le 14 novembre au CERN, avec percussions, capteurs de mouvements, lumières, scénographies, permettra de découvrir le potentiel et l’avenir de cette discipline.

Le Concours de Genève renforce par ailleurs le travail d’accompagnement de ses lauréats, avec concerts, tournées, workshops et enregistrements, jusqu’à favoriser un esprit d’alumni au sein des participants et de lauréats, se sont réjouis organisateurs et partenaires

 

Le jury du concours de composition a déjà sélectionné trois finalistes parmi les 60 candidats qui ont participé. Leurs propositions, des pièces pour hautbois et orchestre, seront interprétées le 8 novembre par le LME.

Le Concours de Genève débute les 11 et 12 novembre au Centre des Arts, où se déroulent les récitals et les demi-finales du concours de percussion. Lors des sélections, les candidats – 34 ont été sélectionné - devront démontrer leur excellence autant sur une pièce de clavier à choix que sur une pièce pour multi-percussion. Le recours à l’électronique est admis dès les demi-finales, celui à la vidéo lors de la finale, le 21 novembre.

 

Une étape importante
dans l’histoire de la percussion

Lors de la présentation du détail de l’événement, le secrétaire général du Concours, Didier Schnorhk, a accepté de revenir sur les particularités de l’édition. La composition revient tous les deux ans, la percussion était présente il n’y a pas si longtemps, il y a sept ans, pourtant ce concours semble marquer une étape importante dans la longue histoire du Concours de Genève.

Didier Schnorhk: «Pratiquement, la nouveauté est que nous laissons beaucoup de possibilités d’expression aux candidats du Concours de percussion. Je pense bien sûr à l’électronique et à la vidéo. Nous avions laissé cela de côté la dernière fois. Mais l’évolution du monde de la musique fait que c’est devenu indispensable d’offrir cette possibilité aux jeunes musiciens. Cela nous permet d’être en phase avec le monde de la création actuelle, ce dont nous nous réjouissons.»

 

 

La musique contemporaine est présente sans doute comme jamais dans l’histoire du Concours. Pour des raisons évidentes avec l’événement de composition biennal. «Le Concours de Genève se profile à l’international comme un concours moderne. C’est très clairement le cas depuis que le Concours de composition est organisé tous les deux ans. Mais nous sommes ouverts autant à la musique baroque qu’aux compositeurs contemporains. Lors de la conférence de presse, Michael Jarrell, qui s’exprimait en tant que membre du jury du Concours de composition, a rappelé que nous avons besoin de la tradition, de l’histoire de la musique pour avancer.»

 

Dans ce cadre, les percussions ont une particularité: la tradition peut s’incarner par le travail de Xenakis il y a 50 ans. «C’est une discipline jeune. Et les percussions évoluent beaucoup, nous vivons sans doute une étape forte de leur histoire.»

C’est donc assez logiquement, qu’en marge des propositions que feront les candidats dans les épreuves du concours (les 11, 12, 15, 16, 18 et 21 novembre), un concert de l’ensemble genevois Eklekto (le 20 novembre) et de Philippe Spiesser (le 14 novembre) permettront au public de découvrir la création en matière de percussions. «Par principe, je ne suis pas favorable à un concert d’un membre du jury, afin de ne pas mélanger les genres. Mais le projet hors-norme de Philippe Spiesser, qui est aussi celui de la Haute Ecole de Musique de Genève (HEM), de l’EPFL, me semble faire sens. J’espère que le public suivra.» L’entrée de cet évènement est libre, mais les réservations obligatoires.

 

 

OSR, LME, Eklekto...

Eklekto, CERN, EPFL, mais aussi HEM… Le Concours de Genève confirme avec cette édition son profond attachement à la scène genevoise. L’Orchestre de Suisse Romande (OSR) accompagnera les finalistes du concours de percussion, le Lemanic Modern Ensemble (LME) interprétera les œuvres des finalistes du concours de composition. Une pièce pour marimba solo du compositeur Michael Jarrell, membre du jury du concours de composition, sera interprétée par les candidats du Récital II du concours de percussions.

 

Vincent Borcard

 

74e Concours de Genève
du 8 au 21 novembre 2019

Informations, réservations, programe complet:
www.concoursgeneve.ch

Finale du Concours de composition: le 8 novembre 2019, à 19h, Studio Ernest Ansermet, Genève (Avec la participation du LME)

Finale du Concours de percussion: le 21 novembre, dès 18h, Victoria Hall, Genève (Avec la participation de l’OSR)

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