Danse

Marlene Monteiro Freitas | de marfim e carne - as estátuas também sofrem

| Danse | Contemporaine

Interprétation: Marlene Monteiro Freitas, Andreas Merk, Betty Tchomanga, Lander Patrick, Cookie (percussion), Tomás Moital (percussion), Miguel Filipe (percussion)

Marlene Monteiro Freitas présente de marfim e carne - as estátuas também sofrem, une chorégraphie à découvrir du 28 au 30 novembre 2019 à l’ADC, Genève.

Chorégraphe extravagante à l’univers habité de créatures hybrides, la Cap-Verdienne Marlene Monteiro Freitas redonne vie aux classiques dans des spectacles d’une grande sincérité. Ses Bacchantes – Prélude pour une purge, s’inspirent d’Euripide sur une petite musique de Jérôme Bosch.

Avec de marfim e carne – as estátuas também sofrem, c’est Ovide qu’elle ressuscite. Dans un mélange de genres qui lui est propre, elle sort du même coup de la censure et de l’oubli le magnifique documentaire sur l’art africain assassiné d’Alain Resnais et Chris Marker - Les statues meurent aussi (1953).

«Notre attention s’est portée sur l’esthétique du film,» dit-elle, «la succession des masques, les plans choisis, l’intensité de la musique et de lumière, la prolifération des mots du narrateur, les ruptures… Ces éléments ont offert au réalisateur un pouvoir animiste: il rend vivant des objets qui ont le pouvoir d’échange et de partage.» Sur cette trame hautement colorisée, la danseuse et chorégraphe jette quatre danseurs et trois musiciens dans un bal de pétrifiés, peignoirs de catcheurs en soie ou plastrons d’escrimeurs bleu électrique, les bouches béantes et grimaçantes. Souvenirs des carnavals de son enfance, masques de dieux africains ou zombies désarticulés.

La chorégraphe les réveille tous. Le vent de ses folies allume la mèche de la métamorphose, anime les pierres, délie les langues. Pour une dernière chanson de Nina Simone: Feelings, elle coule du désir dans les veines.


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