Danse

Emmanuel Eggermont | Aberration

| Danse | Contemporaine

Concept, chorégraphie et interprétation: Emmanuel Eggermont

Emmanuel Eggermont présente Aberration, une chorégraphie à découvrir du 15 au 19 janvier 2020 à l’ADC, Genève.

Il y a un an exactement, la scène de l’ADC accueillait Πολις (Polis) d’Emmanuel Eggermont, traité dansé d’urbanisme social plongé dans l’Outre-noir du peintre Pierre Soulage.

L’ADC reçoit la première d’Aberration, où le blanc est à l’honneur. La Méthode des Phosphènes, pièce pour jeune public que le chorégraphe crée en 2019, traite de ces phénomènes de rémanences de la lumière et de ses variations colorées appelées des phosphènes. C’est à l’optique encore que le chorégraphe emprunte le titre Aberration, une invitation à changer son regard. En physique, une aberration est un changement par rapport à un phénomène visuel acquis.

Sur scène Emmanuel Eggermont, la conçoit comme « une perturbation dansée invitant à opérer une balance des blancs, un nouvel étalonnage des émotions et à accueillir ses fragments désorganisés sans juger de leur cohérence. Un égarement chorégraphique provoquant une variation de sensations troublantes comme celle de s’être couché David Bowie et de se réveiller Ziggy Stardust.»

Cette translation, le chorégraphe l’opère avec les acteurs fidèles de sa compagnie l’Anthracite qui font de chacun de ses solos des pièces habitées. Les textures sonores du compositeur Julien Lerpreux, leur spatialisation, agissent comme un interprète supplémentaire. Il signait déjàles partitions des deux pièces précédentes du chorégraphe. Tout comme la photographe JihyéJung qui intervient sur la scénographie et le son avec une « batterie » de plusieurs appareils photos. Activés en direct, en simple prise ou en rafale, ils élaborent une partition musicale et visuelle.

Rythmes lumineux et sonores accompagnent le danseur dans l’exploration des sensations suscitées par l’inattendu ou l’impensable, ces déviations morales, économiques, écologiques, esthétiques qui forcent à voir et penser autrement. Les questions d’Aberration s’écrivent sur un livre blanc inspiré de Vassily Kandinsky: «Le blanc agit sur notre âme comme le silence absolu. Ce silence n’est pas mort, il regorge de possibilités vivantes. C’est un rien avant toute naissance, avant tout commencement.»


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