Danse

Antonia Baehr | Abecedarium Bestiarium - Portraits of affinities in animal metaphors

| Danse | Contemporaine

Antonia Baehr présente Abecedarium Bestiarium, une chorégraphie à découvrir du 26 au 28 février 2020 à l’ADC, Genève.

Pour son Abecedarium Bestiarium, la chorégraphe berlinoise Antonia Baehr a invité des amis à lui écrire de courts textes basés sur des animaux aujourd’hui disparus: D comme Dodo, T comme tigre de Tasmanie ou S comme vache marine de Steller. Chacun doit se sentir des affinités particulières avec l’animal choisi.

De ce corpus hétérogène de lettres, poésies et partitions sont nées les miniatures chorégraphiques de son abécédaire imaginaire et savant. La performeuse accueille en costume, gilet et col amidonné. La voix est affable et douce. Hôtesse de maison, conférencière ou guide de musée, elle présente à son auditoire l’objet de la soirée et son déroulement. Nous commencerons par la présentation de l’animal, en langue vulgaire et en latin, puis de celle de la personne qui l’a choisi, des circonstances de leur rencontre et de leurs liens.

Nous ne suivrons pas l’ordre alphabétique de l’abécédaire annoncé. On s’attend à participer à un jeu, une fois les règles apprises, tandis que le regard s’arrête sur un rétroprojecteur, un micro, une table, peu de choses. Rien qui ne laisse envisager ce glissement dans la galerie de portraits qui va suivre, cette chute lente, poétique et délirante au cœur du kaléidoscope.

Antonia Baehr en dodo, en pied, nue, en conférencière, en punk rock chantant les mélodies d’un lamentin disparu, miaulant comme un tigre, Antonia Baehr dont les voix, poses et accessoires produisent des jeux de miroirs mouvants. A l’animal, elle emprunte quelques traits – un son, un geste, parfois un masque –, l’ami-auteur lui donne le ton ou la couleur – selon le sentiment qui lui a dicté son choix – et elle y ajoute l’expression pour dire les liens qui les unissent. Douceur, désir.

En une seule langue la performeuse réunit les répertoires de la poésie, de la littérature et de la science, les gestes du théâtre, de la danse et du mime. Elle traverse les genres avec une même malice, égratignant sans dénoncer tous les objets de lutte que soulève l’extinction des espèces: l’écologie et l’anthropocentrisme (forcément mâle, blanc, hétéro et sain), les rapports homme-animal, homme-homme, homme-femme, sujet-objet.


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