Danse

Annamaria Ajmone / Rafaële Giovanola | Trigger / Vis Motrix

| Danse | Contemporaine

En partenariat avec le Festival Antigel

Annamaria Ajmone et Rafaële Giovanola présentent respectivement Trigger et Vis Motrix, des chorégraphies à découvrir du 13 au 15 février 2020 à l’ADC, Genève.

Annamaria Ajmone: Trigger
Annamaria Ajmone présente Trigger comme «un système mobile, qui s’organise différemment selon son lieu d’hébergement. Le système, explique-t-elle, redéfinit la géométrie des espaces et inversement, l’espace transforme l’action performative.» Elle précise aussi que Trigger est un mot anglais qui signifie gâchette ou cause déclenchante.

Du voyage urbain, zoologique et ferroviaire dans lequel elle nous emporte, Annamaria Ajmone ne dit rien. Ni du glissement de la scène aux multiples paysages où nous emmène sa danse. Une danse ample jusque dans les plus petits mouvements de chacune de ses articulations; une danse dont l’énergie transforme Trigger en une expérience mobile, odorante et chaude.

Annamaria Ajmone est arrivée à la scène de manière instinctive, presque sauvage. Les chorégraphes avec qui elle collabore – Guilherme Botelho, Ariella Vidach, Santasangre, Christina Rizzo, Daniele Ninnarello – lui confèrent l’assurance nécessaire à devenir l’auteure de ses pièces.

Dès 2014, elle investit les espaces d’actions et de performances. A l’exception de Tiny en 2016, aucune n’est conçue pour une scène théâtrale. Ses chorégraphies, elle les conçoit comme des suites de tâches plutôt que des géométries d’espace, des modules variables qui laissent place pour l’improvisation à ce corps liquide, «qui échappe toujours un peu, mystérieux et incompréhensible comme la nature». Une nature romantique qui va chercher du côté de la botanique et du cabinet des curiosités plutôt que dans les manuels de classification pour le répertoire d’images mystérieuses et fascinantes de son exotique Trigger.

Rafaële Giovanola: Vis Motrix              
D’où vient l’âme du mouvement? Dans quel monde Rafaële Giovanola est-elle allée chercher Vis Motrix ? Danseuses tribales secouées de vibrations électriques, invasion d’aliens à peine échoués sur scène, nid d’araignées au réveil, on ne sait de quelle espèce ni de quel espace proviennent ces quatre créatures hybrides.

Pieds et mains aimantés au sol, dans un perpétuel mouvement robotique et félin, les corps traversent la scène et l’air, mis en tension sur le crescendo sonore de la ligne musicale de Franco Mento. Ni sursauts ni convulsions ne les détacheront jamais de ce sol. Vis Motrix est une expérience de sidération, un spectacle qu’hypnotisent l’invention des mouvements et la virtuosité de ses interprètes.

Réalisé durant la résidence de trois ans qui a accueilli la chorégraphe au Théâtre du Crochetan à Monthey, Vis Motrix sort du laboratoire de recherche qu’elle met en place sur les techniques du break et du krumping. Ces danses urbaines nées en Californie dans les années 2000, essentiellement pratiquées par les hommes en battles de solos, Rafaële Giovanola les adapte pour les danseuses de sa compagnie CocoonDance.

Vis Motrix est la réponse à Momentum, créé une année auparavant pour trois hommes sur les mouvements du parkour, autre technique de rue née à Paris dans les années 90, qui consiste à affronter et dépasser les obstacles urbains. L’un et l’autre transposent les corps humains dans une nouvelle dimension virtuelle et abyssale.


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